
Dans les petits tracas du quotidien, il est fort désagréable de trouver ses pulls en laine dévorés par les mites ou la nuit de se faire déranger par un moustique qui tourne sans cesse autour de vous, le premier réflexe est de faire usage d’un produit insecticide.
Les insecticides domestiques se déclinent en plusieurs types, chacun ayant des modes d’application et des cibles spécifiques.
Les Sprays et aérosols : Utilisés pour éradiquer les insectes volants et rampants tels que les mouches, les moustiques, blattes et fourmis. Ils sont généralement à libération instantanée, ils sont foudroyants ou rémanents et quelques-uns ont les deux fonctions.
Les bobines d’insecticide :
Elles ciblent principalement les insectes volants, les mouches et surtout les moustiques. Ces spirales peuvent être utilisées à l’intérieur et à l’extérieur et fonctionnent par libération lente de l’insecticide lors de la combustion. En cas d’utilisation en intérieur, veiller à bien aérer la pièce après usage.
Les appâts insecticide :
Ils agissent par ingestion ou contact, souvent sous forme de poudre ou de gel. Ils sont efficaces contre les insectes rampants, en particulier les fourmis, les blattes et cafards.
Les insecticides électriques :
Ce sont des diffuseurs qui libèrent lentement des substances actives, efficaces contre les insectes volants essentiellement les moustiques. Leur rayon d’action dépend du modèle. Les produits actifs sont liquides ou en plaquettes
Les poudres insecticides :
Elles agissent par contact direct avec les insectes, entraînant leur mort après exposition.
Les colliers et shampoings antiparasitaires :
Utilisés pour les animaux de compagnie pour lutter contre les puces et les tiques

Ces produits biocides ne sont pas anodins, une trop forte consommation de ce type de molécules crée dans votre environnement une certaine dose de pollution chimique.
En effet, si l’usage d’insecticides est sévèrement encadré dans l’usage agricole ou dans le jardinage par la formation des revendeurs par une certification professionnelle, la vente d’insecticides domestiques est totalement libre et en libre-service. Et rares sont les consommateurs qui lisent avec attention les mentions et précautions d’emploi sur les emballages de l’aérosol insecticide qu’ils vont utiliser ou de la pastille antimite qui va séjourner dans leur dressing.
C’est pour cela que lors de l’achat de ces produits, il faut bien lire les étiquettes afin de faire un usage raisonné et raisonnable.
Comme précisé plus haut, les insecticides sont des biocides
Les insecticides sont classés dans une norme s’appelant TP « types de produits » la numérotation va de 1 à 22 tout comme les médicaments, ces produits sont soumis à une A MM (autorisation de mise sur le marché).
Les insecticides et biocides sont dans la classification de 14 à 20, ce champ de références désignent des principes actifs qui vont de préventifs ou répulsif aux molécules qui vont tuer le ou les nuisibles.
Suivant sa concentration en formule active, un produit insecticide sera classé de TP 18 à TP 19.
Les TP 19 sont plutôt dans la classe des répulsifs
Les TP 18 sont des produits qui vont éliminer de façon radicale l’insecte.

Les trois grandes familles d’insecticides sont les organochlorés, les pyréthrinoïdes, les carbamates et les organophosphorés.
Les insecticides ont un effet neurotoxique sur les insectes et arthropodes (araignées, myriapodes ou mille-pattes et cloportes) ainsi que sur les animaux comme les poissons et batraciens, les aquariums doivent être couverts ou en dehors de toute zone exposée à des insecticides.
Attention certaines molécules comme la permethrine est dangereuse pour les chats si elle est utilisée en dose trop importante et dans un lieu confiné
Les bases les plus courantes dans les insecticides domestiques, sont Les pyréthrinoïdes, à l’origine naturelle comme le pyrèthre extrait des fleurs de pyrèthre (Chrysanthemum cinerariaefolium) cette version naturelle a été utilisée depuis des millénaires autour du bassin méditerranéen, et sont encore cultivées en grande quantité au Kenya et en Tanzanie.
Si vous regardez bien les étiquettes des différents produits que vous trouverez en magasin, ne soyez pas surpris si vous trouverez ces différentes molécules associées dans de divers dosages, combinées, elles agissent sur des actions larges et variées
Les trois principales molécules utilisées sont la permethrine, l’acetamepride, et la cypermethrine.
La perméthrine et la cyperméthrine sont des pyréthrinoïdes, une classe d’insecticides synthétiques dérivés du pyrèthre naturel. Ces composés agissent principalement en perturbant le système nerveux des insectes, ce qui entraîne leur paralysie et leur mort.
La perméthrine est un pyréthrinoïde de type I, tandis que la cyperméthrine est de type II, cette dernière contenant un groupe nitrile (CN) qui modifie son mode d’action.
La perméthrine est formellement contre-indiquée chez le chat elle peut provoquer des troubles neurologiques graves souvent mortels, même à très faible dose.
Il faut veiller lors du traitement avec cette molécule a ne pas vaporiser de produit sur les coussins et panier de votre chat.
Pour les chiens adultes pas de problème.
Attention au chiot de moins de quatre mois.
Attention donc au traitement anti parasitaire pour les animaux de compagnie bien lire les indications du fabricant .

Les deux substances sont utilisées dans des applications domestiques et agricoles, mais elles peuvent aussi avoir des effets toxiques sur les organismes aquatiques et être des perturbateurs endocriniens.
L’acétamipride, en revanche, appartient à la famille des néonicotinoïdes. Il agit en ciblant les récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine dans le système nerveux central des insectes, provoquant une excitation nerveuse excessive et la mort. L’acétamipride est souvent utilisé en combinaison avec d’autres insecticides pour augmenter l’efficacité.
Pour des traitements spécifiques, il peut avoir, en plus des formules classiques, des inhibiteurs de croissance qui bloquent la mue de l’insecte provoquant sa mort. Ce type de molécule est fréquemment inséré dans la composition de produits pour insectes invasifs comme les punaises de lits ou les cafards. Ces insecticides sont souvent foudroyants et rémanents permettant une action rapide et un effet sur un moyen terme.

Les produits naturels :
Le produit naturel le plus utilisé est l’essence de lavande, cette huile essentielle est connue depuis très longtemps pour ces vertus répulsives envers les mites de vêtements.
Il y a aussi le bois de cèdre qui a les mêmes applications répulsives pour les mites, ils se trouvent sous deux version le cèdre d’Amérique (Juniperus Virginia) et le cèdre de l’Atlas (Cedrus atlantica) attention les prix ne sont pas les même.
L’huile de Neem, cette huile essentielle est aussi un excellent répulsif contre les insectes.
L’huile essentielle de marron d’Inde est un répulsif pour les araignées.
Attention, les huiles essentielles doivent être aussi utilisées avec beaucoup d’attention, car elles contiennent aussi des molécules actives.

La terre diatomée : sous forme de poudre, elle a une action passive sur les insectes rampants, très fine elle a le pouvoir de tuer l’animal par son action dessicante et abrasive.
Très utilisée dans un traitement contre les punaises de lit.
Attention a ne pas respirer la terre de diatomée, lors de son application le port du masque est conseillé.

Sources : https://www.ecoconso.be/fr/content/utiliser-des-insecticides-dans-la-maison-attention-danger
Sources : Darriet, Frédéric, éditeur. Moustiquaires imprégnées et résistance des moustiques aux insecticides. IRD Éditions, 2007, https://doi.org/10.4000/books.irdeditions.9952.
https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/produits-biocides
Sources ANSES :
